La manille pour bébé de Panic Shack

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Trike

Trike & The Vikings

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Trike est sans doute un adepte de l’humour au second degré. Un exercice de style périlleux mais jouissif, tant que son interlocuteur n’a pas l’impression qu’on se fout de sa fiole. Trike ne maîtrise pas parfaitement son sujet. Et il est à la limite de se casser la figure. A cause de cette recherche permanente –et pas toujours de bon goût– d’originalité. A l’instar de l’accoutrement débile des Canadiens, tout d’abord. De la pochette patchwork à finir soi-même. Et puis des références pas vraiment folichonnes. Qui oscillent de Pet Shop Boys à Lady Gaga, en passant par Flight of the Conchords. Dans ces conditions, faisons abstraction de l’emballage et ne retenons que l’essentiel : la musique.

L’expression sonore lorgne manifestement vers les 80’s et en particulier sa scène électro. De quoi craindre le pire. Mais Trike est parvenu à la transposer d’une manière intéressante. En y accentuant l’aspect naïf de cette époque. En se servant de la maladresse calculée et d’une bonne dose de dérision. Ici pas question de nous en mettre plein les tympans, dans le but de décoiffer la moindre moumoute qui se profile à l’horizon. Ici Trike s’amuse, se lance dans des farandoles new-wave et balance les pieds comme dans une kermesse. Evidemment, la saturation vient au fil de l’imperfection. Si la maladresse touche, elle finit vite par gaver. Un peu comme si La Bande à Basile reprenait « El Kahdafi » de Front 242 sur des accords de Hot Chip. Un peu comme si Gangster d’Amour chantait « O Sole Mio » sur des gimmicks sonores porno. Un peu comme si on se foutait de tout et de tout le monde, dans le fond… Saluons toutefois la prise de risque opérée par Trike. Et puis sa tentative de créer un univers chatoyant, mais complètement barré. Reconnaissons-lui un réel talent pour foutre le bordel. Une bonne raison pour ne pas négliger ce disque, car il est toujours utile d’enrichir sa compactothèque d’œuvres extravagantes…

Strike Anywhere

Dead Fm

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Autant l´annoncer d´entrée de jeu, je ne suis peut-être pas tout à fait objectif pour le coup ; étant en pleine période punk rock, j´étais à la fois enthousiaste et curieux en recevant cette galette labellisée Fat Wreck Chords (NDR : la boîte de Fat Mike, bassiste et frontman de NOFX).

Originaires de Richmond (Virginie), les cinq furieux de Strike Anywhere n´en sont pas à leur coup d´essai. « Dead FM », leur troisième album, est une véritable tornade mariant avec jubilation mélodies skate-punk et déchaînements hardcore. Vocaux puissants, guitares saturées à tous les étages et batterie façon TGV, on ne peut pas dire que l´on soit en terre inconnue – l´influence des vénérables NOFX est palpable – mais la personnalité du groupe est là et l´écoute de « Dead FM » laisse augurer le meilleur sur scène. Quant aux textes, les titres parlent d´eux-mêmes : « Sedition », « Prisoner Echoes », « Iron Trees », « House Arrest »… Les cinq garçons semblent stigmatiser à leur tour les dérives sécuritaires d’une Amérique en chute libre.

Au total, trente et une minutes (‘bonne galette punk être galette courte’ me souffle le sage Pogote-Avec-Les-Keupons) pour quatorze titres joués à 200 à l´heure comme autant de directs en pleine tronche, procurant une furieuse envie de brailler « Oï-Oï-Oï ! » à chaque refrain. Un disque purement jouissif, à l´instar du grand ‘Fuck You !’ balancé à la fin de « Hollywood Cemetery ».

 

 

The Strikes

Bathroom Acoustics

Écrit par
Et encore une excellente formation hollandaise signée par Cool Buzz. Bien que très jeunes, ils se débrouillent comme des pros confirmés. Leur line up est partagé entre Pieter "Big Pete" Van der Pluym au chant, à l’harmonica et parfois à la six cordes, Jimmy Stringbreaker aux guitares, Jody "The hitter" Van Ooijen aux drums et Roel "Spools" Klijn à la basse.
 
Dès l’entame, les Strikes exécutent une reprise du "Watch yourself : Pretty baby" de Buddy Guy. Les gamins connaissent leur sujet. Pas de doute, il s'agit bien de blues. Un blues trafiqué à la sauce contemporaine, inspiré par les Red Devils ou encore Thirteen, jadis drivés par le regretté chanteur/harmoniciste californien Lester Butler. Big Pete n'est pourtant pas un vocaliste au timbre inoubliable ; mais il est encore jeune et surtout prometteur. A la guitare, Jimmy Stringbreaker a bien assimilé la technique de ses maîtres : Dave Gonzales et Jimmie Vaughan. Ecrit par BB King, le tonique "She's dynamite" libère énormément de groove. Big Pete est un harmoniciste dynamique, percutant. L’adaptation du "Mean old Frisco" d'Arthur Crudup ne manque pas de saveur. Une plage courte mais vivace, au cours de laquelle, Pete chante dans le micro astatique. Son jeu opère la synthèse des meilleurs. Si "Gibbons" manifeste une certaine accalmie, notre quartet explose sur "Big Pete boogie", un arrangement personnel d'une autre composition de BB King. L'introduction à l'harmo de "Devil woman" ne laisse planer aucun doute : il s'agit bien d'un titre de la plume de Lester Butler, mais interprété dans l'esprit des Red Devils. Nous sommes au cœur du style des Strikes. Jimmy peut décoller en s’appuyant sur la puissante base de Spools et du Hitter. Rythmique, cette guitare épouse la basse et les percussions avant de dispenser un superbe solo, bientôt rejoint par son comparse souffleur. Le "TV Mama" de Big Joe Turne, est enfin le blues lent, brut, primaire, qu’on attendait. Une plage jouée de tout leur cœur par ces jeunes musiciens qui nous font penser à cette déjà vieille époque du début des Stones. Big Pete tire de son harmo des sons écorchés à vif, à fleur de peau, proche des motifs paresseux du swamp blues louisianais. Excellent ! Leur "All messed up" est un de ces blues rythmés qui rockent et qui rollent. Le chant est déterminé. Stringbreaker n'en pouvait plus d'attendre. Libéré, il produit un solo qui vous transperce littéralement. Instrumental, "Bill vs Eddie" permet de mesurer le talent du jeune Pieter passé à l'instrument chromatique. Un fragment qui déborde de swing au sein de son encadrement rythmique. Autre plage lente, "So cold" baigne au sein d’un climat lugubre, menaçant. La voix de Pete est plaintive, effarouchée, inquiétante. Seules les interventions soudaines des cordes de Jimmy apportent quelque chaleur à cette atmosphère si glaciale. Leur "Voodoo man" les garde au cœur de la Louisiane : celle de Baron Rouge, du blues d'Excello. La section rythmique y assure un tempo indestructible. Ils sont proches de Slim Harpo, et c'est la fête ! L'album s’achève par le titre maître. Pete hurle plus qu’il ne chante. Son harmo le suit à la trace, puis la guitare. Ils y déversent toute l'énergie d'un punk band livré à son public. Heureuse surprise, les Strikes sont sans doute encore plus doués que leurs compatriotes et amis, les Cuban Heels. A découvrir absolument !