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Villagers

Where Have You Been All My Life

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Quelques mois seulement après avoir publié son excellent troisième opus, « Darling Arithmetic », un disque empreint de sensibilité et de délicatesse, Conor O’Brien nous propose un nouvel essai de Villagers, « Where Have You Been All My Life ? », un disque immortalisé ‘live’, au RAK de Londres, par Richard Woodcraft (The Last Shadow Puppets, The Vaccines, Radiohead). Cette sorte de ‘best of’ pourrait évidemment se révéler anecdotique. Ce n’est pourtant pas le cas, car les adaptations sont abordées sous un autre angle instrumental. De quoi communiquer de nouvelles couleurs aux compos du jeune artiste.

Outre les versions alternatives des incontournables « Hot Scary Summer », « Everything I Am Is Yours » et « Set The Tigers Free », plages enrichies d’ivoires, d’interventions de harpe, de mellotron ou même de bugle, l’opus recèle une jolie cover du « Wichita Lineman » de Jimmy Webb ainsi qu’une adaptation très incarnée de « The Waves ». Enregistré en une seule journée, ce morceau constitue le sommet de cet elpee. Les aficionados devraient apprécier les différents exercices de style et surtout les moutures inédites de compos qui n’en avaient pourtant pas nécessairement besoin. Quant au mélomane lambda, ce long playing constitue une occasion unique pour découvrir l’univers d’un des futurs grands songwriters contemporains…

 

Villagers

Bien plus qu’une révélation…

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Villagers est une formation irlandaise drivée par Conor J.O’Brien. Son dernier album studio, « Darling Arithmetic », remonte à avril 2015. Et le mois dernier, le combo a publié « Where Have You Been All My Life? », un disque qui réunit d’anciens titres immortalisés lors d’une prestation ‘live’ accordée au RAK de Londres. Le groupe est un abonné au Bota, puisqu’il s’agit déjà de la cinquième fois qu’il s’y produit. Ce qui explique peut-être pourquoi il a choisi l’Orangerie pour ouvrir sa tournée européenne. Et son public est toujours aussi fidèle, car la salle est sold out.

Le nouveau périple de Conor J.O’Brien et de sa troupe sera acoustique. Ainsi, il a emmené dans ses bagages Gwion Llewelyn (batterie, trompette), Danny Snow (contrebasse) et Mali Llywelyn (harpe, synthés). Les musicos montent sur le podium à 21 heures pile. Maître de cérémonie, O’Brien se plante au centre. Barbe touffue, mais bien taillée, il semble particulièrement serein. Il faut dire qu’au fil sa discographie et de ses tournées, il a gagné en maturité et en popularité. Tout en enrichissant ses compositions de touches de plus en plus subtiles. Une progression qu’il va démontrer tout au long du show, en interprétant des morceaux issus de ses trois long playings. Parmi lesquels on épinglera « Everything I am is Yours », « Dawning on Me » et « The Soul Serene », qui figurent sur le dernier opus ; et puis « The Pact (I'll Be Your Fever) », un titre folk à la mélodie presque kitsch. Les arrangements sont particulièrement soignés (ces interventions de harpe et de cuivres !) La voix est parfaitement maîtrisée. Tout comme l’instrumentation. Bref, le quatuor parvient à se réapproprier un répertoire, en version acoustique. O’Brien ne triche pas ! Et le public l’a bien compris, en manifestant son enthousiasme tant pour l’ancien répertoire que le nouveau, qu’il semblait finalement bien connaître.

Villagers est devenu aujourd’hui bien plus qu’une ‘révélation’. Il confirme un talent de songwriter ; celui de Conor J.O’Brien, capable de se transcender aussi bien en studio qu’en ‘live’…. 

(Organisation Botanique)

 

 

Villagers

Un véritable groupe…

Écrit par

C’est la troisième fois que le Botanique accueille le groupe irlandais Villagers. La première, c’était lors de la sortie de leur elpee initial, « Becoming a Jackal ». A l’époque, la Rotonde était loin d’être comble. Quelques mois plus tard, le band était revenu dans le cadre des Nuits Botanique et avait confirmé toutes les bonnes critiques, recueillies lors de leur premier passage. Deux ans plus tard donc, Villagers se produit à l’Orangerie pour défendre son second opus, « Awayland », un elpee paru en janvier. Et preuve du succès croissant de la formation, la salle est pleine à craquer. Pour leur nouvelle tournée, elle a emmené dans ses valises, Luke Sital-Singh ; et les organisateurs ont également programmé à la même affiche, Aidan and The Italian Weather Ladies.

Aidan ouvre le bal. Le Dublinois est soutenu par l’ensemble belge, The Italian Weather Ladies. Une formule qui a déjà fait ses preuves, précédemment, au Botanique. Leur folk énergique passe assez bien la rampe et le public semble apprécier le show. Tant mieux !

A 20h50, Luke Sital-Singh prend le relais. Le songwriter anglais est seul. Il est uniquement armé de sa six cordes. Et il a une grosse pression sur les épaules. Mais manifestement, l’artiste semble très à l’aise et enchaîne les morceaux le plus naturellement possible, même si on ne peut pas dire que ses chansons soient exceptionnelles. M’enfin, comme son set se limite à une petite demi-heure, la lassitude n’a pas le temps de s’installer, dans l’esprit des spectateurs…

Villagers accuse un retard d’une dizaine de minutes sur l’horaire prévu, quand il débarque sur les planches. Depuis la tournée qui a suivi l’enregistrement d’un premier opus, Conor O’Brien ne se sépare plus de ses quatre musiciens (drums, claviers, basse, guitare). D’ailleurs, lors de ce show, on se rend compte que Villagers est devenu un véritable groupe et plus seulement le projet d’un seul homme.

Le set s’ouvre par « My Lighthouse », un nouveau morceau. A contrario des spectacles précédents accordés au Botanique, O’Brien laisse désormais plus de liberté à  ses musicos. Et cette métamorphose est vraiment judicieuse. Ainsi, « I Saw the Dead », « That Day », « Set the Tigers Free », « The Pact (I’ll Be Your fever) » et d’autres anciennes compos, affichent une puissance en ‘live’ que nous ne soupçonnions pas. Mais c’est réellement sur les morceaux du dernier opus que l’on découvre le nouveau visage de Villagers. Les guitares électriques, les chœurs tout comme les claviers sont davantage présents. Du folk, il en reste. Oui, mais il a muté en solution plus complexe. Et certains passages instrumentaux de titres comme « Earthly Pleasure », « Judgement Call » ou encore « Rythm Composer », évoquent même Mogwai ! Quant à la voix de Conor O’Brien, elle est toujours aussi caractéristique. En outre, du haut de son mètre soixante, l’Irlandais commence vraiment à avoir du charisme. Bref, le set proposé par Villagers, ce soir, m’a franchement épaté. Comme le combo est responsable de superbes albums, on peut allègrement déclarer qu’il vient de rentrer dans la cours des (très) grands. Et ce n’est pas parce que le claviériste a rencontré quelques problèmes techniques, en fin de parcours, qu’il faut tout remettre en question. Je le répète, ce concert était vraiment impressionnant.

(Organisation Botanique)

 

Villagers

Petit par la taille, grand par le talent…

Écrit par

Villagers est une formation irlandaise drivée par l’ex-The Immediate, Conor J. O'Brien. A ce jour, le combo est responsable d’un Ep, « Hollow kind » publié en 2009, et d’un excellent long playing, « Becoming a Jackal », paru en mai dernier. Responsable de textes ténébreux, mais pas trop, Conor est un doux rêveur, mais dont les rêves se sont rapidement transformés en réalité…

Huit heures pile. Les lumières s’éteignent. La Rotonde est pleine à craquer. Place à Moon On Earth. Un trio belge réunissant un accordéoniste, un guitariste et un bassiste. Ils jouent assis. Leur pop est intimiste. La communication entre la formation et le public est excellente, mais il faut reconnaître, qu’au fil des morceaux, le set devient de plus en plus soporifique. Après une demi-heure, le groupe se retire en remerciant l’assemblée, sous les applaudissements d’un public apparemment, conquis. 

Personne n’ose réellement quitter la salle de peur de se faire chiper sa place. Aussi, les plus malins chargent des délégués aux boissons, afin de faire le plein au bar, avant le concert de Villagers. Qui commence à 21 heures. Conor J. O’Brien monte sur l’estrade. Il est seul, armé de sa sèche. De petite taille, il a un visage de poupon. Le Dublinois entame sa tracklisting par « Twenty Seven Strangers ». Dès la fin de la chanson, quatre musiciens le rejoignent. Les morceaux de son dernier elpee, « Becoming A Jackal », s’enchaînent. Le public (majoritairement féminin) est littéralement sous le charme. Il faut dire que les Irlandais ne font pas les choses à moitié. O’Brien montre toute l’étendue de son talent et il y met du cœur. Plus intenses que sur l’album, les morceaux tels « Becoming A Jackal » ou « That Day » vous flanquent la chair de poule. Le groupe nous gratifie même de quelques titres inédits. Jamais en reste de remerciements, le songwriter exerce un certain pouvoir de fascination auprès de son audience. Après 50 minutes le groupe se retire.

O’Brien réapparaît seul et nous réserve une autre nouveauté. Et un dernier morceau, « Ship Of Promises », clôt d’une manière magistrale, cette magnifique prestation.

Petit par la taille mais grand par le talent, O’Brien est parvenu à donner une autre dimension à son premier opus, qui est, sans conteste, l’un des meilleurs de cette cuvée 2010.

(Organisation Botanique)