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Little G. Weevil

Moving

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L'IBC, l'International Blues Challenge se déroule chaque année à Memphis. Il consacre les nouveaux espoirs du blues. Les sociétés du style y envoient ainsi ces ‘nouveaux noms’ prêts à décoller. L'Atlanta Blues Society avait délégué Little G Weevil, un artiste qui se produit en acoustique. En février dernier, il remporte les catégories ‘artiste solo’ et ‘guitariste’. Ce jeune chanteur/compositeur est âgé de 36 ans. Il avait débuté sa carrière comme batteur, avant de passer à la guitare, à 17 ans. Ses dieux répondent aux noms de John Lee Hooker et Lightnin' Hopkins. En 1998, il monte un groupe et tourne en Europe. Inlassablement ! Il publie "One" en 2004, un album pour lequel il reçoit le concours d’un groupe européen, Pure Blues. La même année, il s’établit à Memphis où il joue dans les clubs de Beale Street. Il décide de poursuivre son aventure en solitaire. Et il publie son premier elpee sous son nom en 2007, "Southern experience".  En 2009, il émigre en Georgie. A Kennesaw, très exactement. Son dernier elpee, "The teaser", était paru en 2012.

Dès "Shook it and broke it", un frisson nous parcourt l’échine. Haut perchée, étrange, la voix de Little G est capable de vous glacer le sang. Il s'accompagne à la Dobro Resonator. L'artiste est directement placé sur orbite ; ce qui lui permet de dispenser son blues si personnel, qu’il aborde le plus souvent armé d'une guitare Epiphone Acoustic. Il est toujours seul pour attaquer "On my way to Memphis", "Boogie through my troubles" ainsi que "Let someone else do all the work", un titre très dépouillé, secoué de frêles percussions, proche d'une work song. Mais également les plus rudimentaires "Deep bow" et "Advice". La prise de son opérée sur "Let's talk it over" est imparable. On jurerait écouter Little G en face de soi, à moins d'un mètre ; et on entend même ses doigts caresser le Dobro, pour en extraire des sonorités métalliques irrésistibles. Mr Weevil me rappelle le regretté Robert Lucas ; cet ex-Canned Heat excellait dans le blues basique, en servant d’une slide et en chantant d’une voix unique, proche de notre Little G. Episodiquement, il reçoit le concours de son trio ; soit l’harmoniciste Maurice Nazzaro, le bassiste Dustin Sergent ainsi que le drummer Adam Goodhue. Et en particulier tout au long du superbe "Mean and dirty". Une plage qui reflète la couleur delta du Mississippi d'une autre époque. Autoritaire, ravagée, la voix semble même hantée par Howlin’ Wolf. Excellent, "Moving" évolue sur une trame blues très primaire. Sa sortie sur les cordes acoustiques est une véritable démonstration ! Le long playing s’achève par "Swing in the middle", une piste évidement chargée de swing, mais conduite comme un boogie nerveux, par l'harmo de Nazzaro.

 

Weevil

Drunk on Light

Le shoegazing, une vieille histoire, aujourd’hui à nouveau sous les projecteurs grâce aux talents conjugués de groupes comme The Notwist, Postal Service, Her Space Holiday, Windsor For The Derby, De Portables…. Le nouveau shoegazing, c’est l’indietronica : sous une couverture chauffante de bleeps cotonneux et rêveurs, les guitares se lovent et se frottent, « post coïtal animal triste ». Après l’amour, la vague à l’âme s’installe, parasitant l’instant précaire de ses décharges juvéniles. C’est l’ivresse du consommé, la petite mort qui crie famine. Tom Betts et Jonny Pilcher se couchent avec leurs guitares et leur ordinateur, pour accoucher d’une musique limpide et matricielle, rassurante comme la nuit qui se lève. Leurs mélodies côtoient les étoiles, jusqu’au trou noir du sommeil qui les plongent dans de vaseuses espérances. Ils chantent qu’ils « ont dormi trop longtemps » (« Too Long Sleeping »), et au réveil leurs joues sont marquées du sceau du plaisir. Ivres de cette lumière qui doucement les asperge, les deux tourtereaux abandonnent les berceuses, mais leur esprit reste engourdi. Le jour s’allume, mais dans leur tête c’est toujours le crépuscule. Dans le réconfort que distille leur musique, on s’endort les paupières légères. La nuit, le jour, s’annoncent sans lendemain, à l’abri des soucis.