Death Valley Girls de retour sur terre

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Twin Temple, amants maudits ?

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Yan Wagner

Forty Eight Hours

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Yan Wagner, quel patronyme prestigieux ! Serait-ce un signe distinctif de mégalomanie ? Ben non, apparemment ce serait son véritable nom de famille. Quoiqu’il en soit, son ancêtre fantasmé apprécierait probablement les constructions de ce nouveau petit prince de la musique électro française.

« Forty Eight Hours » constitue le premier album de cet artiste parisien. Il été produit par Arnaud Rebotini, figure emblématique de la ‘French Touch’ ; et le résultat lorgne manifestement vers New Order voire Depeche Mode (« Stranger in Town », « Abstinence »). Martial, le ton n’est pas à la fête. Caractérisées par leurs beats glaciaux et hantées par la voix détachée et profonde de Yan, réminiscente de Ian Curtis, certaines compos font carrément froid dans le dos (« Strange in Town », « Elementary School »). Certains médias l’ont déjà taxé de dandy. Et comme un dandy peut en attirer un autre, on ne sera pas étonné d’apprendre qu’Etienne Daho a apporté son concours sur le titre « The Only One ». Evoluant dans une mouvance instituée par Lescop, Yan Wagner creuse profondément dans une veine cold-pop réveillant en notre for intérieur, certaines soirées organisées à l’Haçienda, il y déjà trente ans…