‘C’est toujours pareil. Trans Am était là avant (…) Il est tellement incroyable d’être toujours en activité, 15 ans plus tard. Mais, rien n’a vraiment changé sur ce disque’. Ce sont les déclarations du groupe issu de Bethesda (Maryland), à l’issue de la sortie de leur nouvel opus. Trois années après avoir publié « Sex Change », Nathan Means, Philip Manley et Sebastian Thomson sont de retour. Leur style ? Toujours aussi anticonformiste. Faut dire que depuis le début des années 90, les Américains pratiquent un cocktail de post/math/kraut/etc./rock singulier. Leur MySpace nous éclaire quelque peu sur cet etc., puisqu’il mentionne d’autres critères référentiels, comme le funk, le metal et la pop germanique. Tout un programme !!!
Cet album a failli ne jamais paraître. Et pour cause, il était destiné à la B.O. d’un film qui n’a jamais vu le jour. Pas de révolution chez « Thing ». Les rythmiques sont toujours aussi précises et véloces. Elles constituent d’ailleurs la marque de fabrique de Trans Am. Synthés bien présents ainsi que cordes de guitares sauvages et tonitruantes, complètent le décor sonore, caractérisé par une maîtrise instrumentale impressionnante. Mais c’est lorsque le climat se fait menaçant que le combo devient le plus performant. A l’instar de l’excellent « Black Matter ». Ou du morceau, final « Space Duck ». Car sur les autres plages, le suspense est tellement tiré en longueur, qu’il finit par ne plus produire le moindre effet. A conseiller exclusivement aux inconditionnels.
En concert ce 8 mai à Bruxelles, dans le cadre des Nuits Botanique.

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