Curieux, en lisant les articles consacrés à cette formation insulaire, on évoque surtout leurs plus gros tubes. « True », « Gold ». Voire même des ballades qui ont mal vieilli, comme « Through The Barricades » (NDR : je ne vais pas les citer toutes, elles sont toutes aussi ringardes les unes que les autres). Et pourtant, à leurs débuts, le quintet a commis quelques excellentes compos. Et en particulier « Chant n°1 », « Instinction » ou encore « Communication ». Sans oublier « To cut a long story short ». En fait, tant que leur musique était teintée de funk blanc, elle demeurait excitante ; mais dès qu’elle n’a plus visé que les charts, elle est devenue ‘chiante’ (NDR : fallait le dire !) Le quintet s’est donc reformé après s’être séparé, il y a vingt ans. Jusque là pas de problème. Le hic, c’est qu’il y a une dizaine d’années, les musiciens se sont entredéchirés par voie judiciaire. Pour le fric, vous vous en doutez. On suppose, qu’aujourd’hui, ils n’en ont plus. Donc ils ont enterré la hache de guerre. Et sont repartis en tournée. Les fans sont ravis. Tant mieux pour eux ! Les néoromantiques ont cependant, aujourd’hui, des kilomètres au compteur. Tony Hadley, le vocaliste, ressemble même à un employé de banque ou à un agent d’assurance, en fin de carrière.
Et la musique dans le jeu de quilles ? Bien interprétée. Les 20 000 spectateurs semblent ravis. La mise en scène grandiose. Les projections nous replongent dans leur illustre passé (NDR : quand ils étaient jeunes). Les titres évoqués dans le paragraphe ci-dessus confirment mon point de vue (NDR : tout en subjectivité). Mention particulière pour « Instinction ». Morceau au cours duquel la choriste vient donner davantage de relief aux harmonies vocales. Dommage, d’ailleurs, qu’elle n’intervienne pas plus souvent. Mais bon, Spandau Ballet appartient à l’histoire, et à mon avis, il aurait été préférable qu’il le reste. D’ailleurs, la seule nouvelle compo proposée au cours du set, « Lifeline », ne casse vraiment pas des briques.

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