Plus de 15 ans d’existence pour ce trio américain dont le post rock commence tout doucement à attraper un coup de vieux. Aussi, Trans Am a tenté de renouveler son fonds de commerce. Comment ? En inoculant de l’électro dans sa solution sonore. Les aficionados semblent ne pas trop apprécier la démarche. A contrario, les amateurs d’expérimentations électroniques estiment cette nouvelle orientation musicale plus contemporaine. De là à crier au génie…
Après avoir écouté cet opus, je dois avouer ne pas trop savoir sur quel pied danser. J’avoue même que cet elpee me laisse perplexe. Le trio du Maryland semble avoir élargi son champ d’influences. Qu’il a étendu au krautrock (Can, Neu, Kraftwerk, etc.) ; donc aussi bien organiques que synthétiques. Et même à l’ambient/indus (NDR : pensez à Jean-Michel Jarre). Mais en réalité, Trans Am n’est vraiment plus dans l’air du temps. Et cet horrible vocodeur qui envahit « Black Matter » en est une cruelle illustration. Tout comme « The Silent Star », dont les roulements intempestifs de drums et les bruitages synthétiques permanents, n’ont qu’une seule issue : la tête grosse comme une pastèque ! Ou encore cet « Intersellar Drift », fruit d’une rencontre avortée entre Mark Knopfler et Maserati.
Bien sûr, tout n’est pas à jeter. D’ailleurs l’elpee recèle quelques petites perles telles que « Black Matter » ou encore l’excellent « Arcadia », dont le beat colle maladivement à votre cortex ! Mais bon, le résultat est quand même insuffisant au vu du potentiel d’un tel combo, encore trop englué dans son post rock gonflé aux claviers vintage…

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