So British… So kitschy! La pochette du dernier long playing de « The Divine Comedy » nous plonge spontanément dans le monde facétieux et précieux de Neil Hannon : nu dans son bain mousseux, il est soigneusement vêtu d’un chapeau melon et d’un nœud pap’, tout en fumant la pipe. En outre, le leader charismatique du groupe irlandais regarde tendrement son labrador en buvant une coupe de champagne (NDR : clin d’œil qui nous rappelle l’amour particulier qu’il porte à la France).
Depuis « Regeneration » (paru en 2001 et produit par Nigel Godrich : Radiohead, Beck, U2, REM…), album purement britpop réservant une place importante aux guitares, l’auteur-compositeur-interprète britannique a décidé de réintégrer doucement une musique plus baroque et orchestrée. L’esprit Scott Walker est à nouveau présent ; et ce retour aux sources ne devrait certainement pas déplaire aux fans de la première heure. Si on y ajoute la participation récente de Neil Hannon dans la comédie musicale, « God Help The Girl », de Stuart Murdoch (« Belle & Sebastian »), les artères principales du corps du dixième album studio de The Divine Comedy sont tracées. Influence que l’on peut entendre, entre autres, sur « Island Life ».
« Bang goes the Knighthood » propose dès lors une pop symphonique sophistiquée voilée de cordes (« Down In The Street Below »), de cuivres («Assume The Perpendicular »), et d’ivoires (« Can You Stand Upon One Leg »). Un piano et une batterie saccadée hantent la majorité des titres de ce dernier opus. L’ensemble nous offre une variété originale de morceaux uptempo (« Neapolitan Girl »), dont la fausse simplicité caractéristique des premiers albums de The Divine Comedy (« Island Life ») résonne en écho.
La piste introductive, « Down In The Street Below », donne d’emblée le ton général de l’album. Une ballade qui courtise et côtoie incestueusement une comédie musicale populaire fardée de mélancolie et de fantastique. Subtilement, certains morceaux se livrent par moments à des excentricités piano-bar jazzy. A l’instar de « Have You Ever Been In Love ». D’autres, au contraire, présentent un profil plus classiquement britpop. Le single « At The Indie Disco », notamment. L’ensemble nous livre cependant une grande musique pop/baroque et un storytelling capricieux d’une grande cohérence (NDR : esprit grandiloquent qui se rapproche parfois de celui des Irrepessibles. Douze titres finement ciselés qui nous feraient presque oublier les réalisations précédentes prétentieusement bâclées.
Album original que l’on pourra également trouver en édition limitée. Ecrin contenant un livret photos griffonné de réflexions de Neil Hannon et un disque bonus du légendaire ‘Live at Cité de la Musique’. Concert de reprises de chansons françaises (chantées en Français !) livré à Paris en 2008 au tracklisting surprenant :
1. "Amsterdam"
2. "L'Amour est Bleu"
3. "Poupee de Cire"
4. "Les Playboys"
5. "The Songs That We Sing"
6. "Les Copains d'Abord"
7. "Anita Pettersen"
8. "Sexy BB"
9. "Joe Le Taxi"
10. "Je Changerais d'Avis"

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