Le monde du métal a rencontré bien des difficultés à se reconstruire après avoir encaissé le séisme grunge et, dans la foulée le raz-de-marée alternatif. Nombreux sont les héros des eighties qui n’ont pas survécu à la catastrophe. Cependant, le métal est indestructible. Vingt années après le déluge, certaines branches de son arbre généalogique, supposées disparues à jamais, recommencent à bourgeonner. C’est le cas du Thrash Métal qui, depuis longtemps, ne proposait plus rien de vraiment excitant à se mettre sous la dent. Heureusement, le genre métallique, jadis initié par Metallica, Anthrax, Slayer, Megadeth, Exodus, Testament, Overkill et bien d’autres, commence à renaître de ses cendres sous l’impulsion de nouveaux combos fortement attachés à la tradition du riff puissant, lourd et agressif.
Nous avions déjà évoqué le génial Warpath, fer de lance du revival thrash britannique. Le mouvement s’étend désormais à l’Europe continentale. L’Espagne, elle aussi, s’est découvert un champion. En l’occurrence Angelus Apatrida. Formé en l’an 2000 dans la ville d’Albacete, le combo hispanique s’est donné pour mission de ramener à la vie le thrash originel de la Bay Area. Vélocité, brutalité, puissance, dextérité et respect des canons inhérents au métal traditionnel ; tout ce que nous aimions dans la scène thrash est réuni sur « Clockwork ». Après deux essais autoproduits (« Evil Unlished » - 2006 et « Give ‘Em War » - 2007), leur troisième opus sort sur la machine de guerre ‘Century Media’.
Les vocaux de Guillermo Izquierdo évoquent tour à tour ceux de Dave Mustaine (Megadeth), Chuck Billy (Testament) et John Connelly (Nuclear Assault). A l’instar des géants du genre, la musique combine agression et mélodie.
Fan de la violence des premiers albums de Metallica, de Megadeth, d’Annihilator et d’Anthrax, lève-toi ! L’heure d’exhumer vestes à patches, cartouchières et ceintures cloutées est enfin arrivée ! Le dieu Thrash est de retour, Angelus Apatrida est son prophète !

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