« No Cunt For Old Men », « Broken Cock », « Wheelchair Hooker », « Fuck It All », « I Hate Your Girlfriend, She Don’t Wanna Fuck Me » ou encore « Pissing in The Wishing Well » (NDR : je vous fais grâce des traductions, elles seraient de toute façon censurées par notre rédacteur en chef) : vu les titres choisis par Mongo Ninja, pour cet album, je doute fort qu’il remporte un jour un concours de poésie. Par contre, si la Norvège décidait de décerner un ‘award’ au combo métal/punk le plus violent et le plus tordu du pays, le quintet d’Oslo aurait de fortes chances de faire partie des nominés.
Dans leur biographie, les Mongo Ninja se décrivent comme une ‘bande de vieux qui jouent de la musique d’adolescents’. Bien que tous vétérans de la scène norvégienne (NDR : la bio cite, entre autres, des participations à Emperor, aux Datsuns, aux Cumshots et à Blood Tsunami), les cinq ‘old men’ sont toujours très énervés ; et, il faut bien l’avouer, un brin déjantés. Kristopher (chant), par exemple est une véritable vedette de la télévision norvégienne. Celle-ci l’employait pour réaliser, en direct, des défis aussi subtils que chanter la tête enfoncée dans un poisson mort, marcher avec des pains à la place des chaussures, manger un lièvre entier (fourrure comprise) ou essayer de travailler comme prostituée en Thaïlande. Bref, le fils que vos parents ont toujours rêvé d’avoir.
D’un point de vue purement musical, Mongo Ninja pourrait être décrit comme un coït brutal et furtif entre le heavy rock’n’roll de Motorhead, le death lourdingue d’Entombed, le trash humoristique de S.O.D. et le punk furieux de Discharge. Enregistré dans l’urgence, en seulement 48 heures, « No Cunt For Old Men » distille 30 minutes d’adrénaline pure, de riffs assassins, de vocaux vicieux et surtout de fun apocalyptique.
Un disque sale, vulgaire, violent et surtout génial à classer au rayon ‘pas pour les lopettes’ de bibliothèque audio.

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