Skarbone 14 compte déjà 9 années d’existence. Et nous propose son troisième album. Un disque qui a bénéficié du concours de Rudy Coclet (Arno, Mud Flow, Sharko), notamment à la masterisation. Au cours des derniers mois, le collectif a énormément tourné à travers l’Europe. Ce qui lui a permis de rencontrer une multitude d’artistes issus d’horizons sonores différents. Et « Satellites » illustre parfaitement ces nouvelles influences. D’autant plus que lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours de toute un volée de collaborateurs. Dont Baba Sissoko, aux vocaux et au tamas sur le superbe « Bibissa », le chanteur de Black Sheep, Vankou, tout au long du punkysant « Talk ablout it » (NDR : la compo est d’ailleurs interprétée dans la langue de Shakespeare), Gaston (toujours au micro) pour un ragga vindicatif ; sans oublier Alex Coventi, le claviériste de 100 Grammes de Têtes, lors des compos les plus reggae et Mathieu Borgne, responsable d’interventions judicieuses à la steel drum. Toutes des nuances qui viennent donner un petit coup de fraîcheur au ska festif de Skarbone 14. Enfin, presque, puisque plusieurs compos sont manifestement contaminées par la world (cumbia, salsa, merengue), alors que les cuivres, dispensés tout au long de « Capital dilemme », le titre qui ouvre l’elpee, empruntent subrepticement aux fanfares slaves.
Reste les lyrics. Toujours aussi engagés. Peut-être un peu baba-cools. Traitant de politique, de problèmes sociétaux, de l’image, de la liberté ou encore de sentiments humains. Dommage que le timbre de Simouns manque de nuances. Sans quoi, sur les planches, ces compos devraient mettre le souk au sein de la foule. Et c’est sans doute ce qui va se produire, lorsque le band se produira lors de l’édition 2010, du festival de Dour…

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