Si Pete Doherty était un Beastie Boys, il se nommerait Jamie Treays. Et si Mike Skinner avait été le chanteur des Libertines, il se serait appelé Jamie T. Personnage hybride, bâtard sensible, la nouvelle coqueluche de la presse britannique lâche « Panic Prevention », un premier album bourré de bonnes intentions. La musique de Jamie T. est à l’image de la pochette de son disque : bordélique, passionnée et agitée. Entre rock’n’roll déglingué et hip-hop affolé, le son de ce jeune Anglais balance : en rythme, en cadence, toujours proche de la démence.
Jamie T. est originaire de Wimbledon. Mais, au demeurant, personne ne sait si le gazon demeure sa surface préférée. Chez lui, le port de la raquette n’est point obligatoire. D’ailleurs, chez Jamie, les obligations sont rédhibitoires. Alors, il prône le grand bricolage. On songe à Beck pour son côté fourre-tout, aux Clash pour son appétit musical aventureux, voire dangereux. Capable de voler la vedette aux rockers cuivrés et maquillés (« Salvador », « Operation ») ou d’imposer son flow (« If You Got the Money », « Sheila »), Jamie T. flingue les genres avec humour (« Alicia Quays ») et passion (« Ike & Tina »).

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