Sharko, c’est David Bartholomé. Et David Bartholomé c’est le Tintin du rock belge… Ses débuts, il les a accomplis en solitaire. Déjà. Dès 1992. Mais il meuble rapidement sa solitude, à l’instar du plus illustre reporter de notre plat pays. Et pour cause, après avoir publié un premier cd solo, intitulé « Feuded », en 1997, dont il extrait l’excellent single « Wake Up », il s’adjoint les services d’un fidèle compagnon. Depuis le second millénaire, dans le rôle de l’inséparable Milou, Henri Teuk l’épaule donc aux guitares.
Douze mois plus tard, vêtu d’un imperméable vert (NDR : celui de Tournesol ?), Julien Paschal débarque et récupère les baguettes que David se réservait énergiquement jusqu’alors. Le line up résiste jusqu’en 2008 où, fatigué par le rythme et lassé des tournées, le drummer passe le relais à Charles Decroix (Dupont ?), lui-même remplacé en 2010 par Laurens Smagghe (Dupond ?)
Depuis les prémices de sa carrière, David a toujours privilégié la musique qui pouvait ‘percuter’ sur scène. C’est dans ce contexte qu’il faut donc aborder ce Be(a)st of. Quinze titres qui sont autant de crochets à la face, de directs au foie, d’uppercuts au menton ou de jabs en pleine poire. Après douze ans de carrière, notre Tintin national a choisi et remasterisé ce qu’il y avait de plus révélateur parmi ses cinq albums studio. Dans sa sélection (elle aurait pu être plus large encore), on épinglera plus particulièrement les trois versions inédites de « Excellent », « Spotlite » et du très dance-floor « We Should Be Dancing ». A ces trois nouvelles versions s’ajoutent pêle-mêle, pour le plus grand bonheur des fans, des titres tels que « Rise up », « Motels », « Sweet Protection » ou encore « Since You Called » et « Yo Heart ».
Une excellent sélection, donc pour ce Be(a)st of, résumé parfait d’une carrière débutée, ben oui, en 1992, où exilé aux USA, David faisait déjà parler de lui dans de petits clubs folk-grunge de la côte ouest.
‘Tintin en Amérique’, seconde version, en quelque sorte !!!
A voir d’urgence sur scène si vous n’en n’avez pas encore eu l’occasion. Son dernier set, auquel j’ai pu assister était même mémorable. C’était dans le cadre de l’édition 2010 du festival Sugarock (NDR : voir le compte-rendu consacré à cette prestation, dans notre rubrique festivals).
A qui attribuer le rôle du capitaine Haddock, dès lors ???
Ben ce s’rait p’têt bien leur producteur Dimitri Tikovoï (Placebo, The Horrors, Goldfrapp) qui, depuis cinq ans, se décarcasse pour les pousser vers le haut en leur donnant toujours plus de puissance et de moyens d’expression.
Indispensable !

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