Zarboth est un autre groupe qui vient s’ajouter à la longue liste des duos français qui pullulent dans le petit monde du rock expérimental. Zarboth est né de la rencontre entre deux Parisiens : Etienne Gaillochet (batteur chez de We Insist !) et Phil Reptil (La Theory du Reptil). Un projet qui a pris forme en 2007. Et il n’a pas fallu longtemps à ce tandem pour trouver refuge au sein de Head Records (Microfilm, Pneu, Goodbye Diana, …)
A l’instar de Pneu, Room 204, Papier Tigre, 37500 Yens et consorts, Zarboth privilégie l’énergie sur la mélodie. Mélangeant jazz, math-rock et metal, le combo enchaîne les morceaux déstructurés. Le chant ou plus exactement les cris, les riffs agressifs et la batterie frénétique constituent le fil rouge de leur musique. Pas question ici de chercher une once de mélodie. D’ailleurs, l’expression sonore frôle parfois la cacophonie. Et « Dieceptev » en est la plus belle illustration.
En huit morceaux, tout est dit ! Des compos à l’énergie débordante, dispensées avec beaucoup de spontanéité, mais qui souffrent d’une grave carence mélodique. En bref, la paire ne se démarque guère de leurs compatriotes qui militent dans le style. Une exception qui confirme la règle : « Overtones ». Bénéficiant d’un minimum de chant, cette plage est manifestement le meilleur morceau de l’opus.

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