Exit Geike Arnaert. Enter Noemie Wolfs. Il s’agit de la troisième chanteuse de la formation belge, qui a perdu deux ans auparavant l’une des plus jolies voix de la pop issue de nos contrées. Mais ce qui frappe à la première écoute du septième recueil d’Hooverphonic, ce sont les intonations de Noemie Wolfs, étrangement proches de celles de Geike. Pas fou le Callier ! La jeune femme, qui n’a aucun complexe à avouer qu’elle n’était pas nécessairement fan de la musique du trio avant de rejoindre ses rangs, n’a donc pas grand-chose à envier à celle qu’elle remplace. Enfin presque. Noemie étale donc ses vocalises au cœur de treize nouvelles compositions qui rappellent vaguement la discographie la plus pop du combo, à savoir « Jackie Cane » et « No More Sweet Music ». Deux plaques qui ne sont pas nécessairement les meilleures de la formation.
« The Night Before » est sympathique, sans casser des briques. Bien qu’elle possède de solides cordes vocales, la nouvelle interprète du trio aurait peut-être eu besoin d’un peu plus de temps avant de se lancer dans l’aventure. En cause, les quelques chants trop académiques qui font surface au sein des morceaux les plus down-tempo (« More », « How Can You Sleep », « Danger Zone »). Mais toujours est-il que la petite a du mérite, vu que la comparaison est inévitable. Ce sont donc ses acolytes, Alex Callier et Raymond Geerts, qu’il faut pointer du doigt. Ces derniers nous avaient habitués à mieux. Comme sur les impeccables « The Magnificent Tree », « The President Of The LSD Golf Club » et, surtout, « A New Stereophonic Sound Spectacular », la petite perle confidentielle jamais égalée. Il n’empêche que si « The Night Before » devait être le tout premier disque de la formation, on ne pourrait que saluer le travail d’orfèvre au niveau de la production. Joli, mais peut manifestement faire mieux.

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