En 2005, les Shout Out Louds publiaient « Howl Howl Gaff Gaff », un premier disque impérieux, porté par « The Comeback », un single dont la mélodie, une fois assimilée, frisait l’obsession. Le résultat sera un peu moins percutant pour « Our Ill Wills », une œuvre légèrement plus ‘travaillée’, qui suivra deux ans plus tard. Mais le quintet suédois remonte la pente grâce à son troisième labeur, « Work ». Contrairement à son précédent opus, « Work » opère dans la simplicité. Les notes naturelles de pianos remplacent élégamment les lignes de synthé. Et l’emphase est plus que jamais placée sur les vocalises d’Adam Olenius plutôt que sur les envolées mélodiques.
Les morceaux les plus marquants de « Work » en sont également les plus entêtants. Les mélodies et/ou refrains de titres tels que « Throwing Stones », « Fall Hard », « Too Late Too Slow », « Paper Moon » ou « The Candle Burned Out » ne sont certes pas révolutionnaires mais chatouillent agréablement les conduits auditifs. Le troisième opus des Shout Out Louds souffre cependant de quelques imperfections (« Walls », « Show Me Something New », « Play the Game ») qui l’empêcheront probablement d’accéder au titre de disque incontournable.

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