Il y a deux ans, " The Newton Plum " avait bluffé son monde : cette musique post-pop sophistiquée, empruntant ses mystères autant au free jazz qu'à Robert Wyatt et Mark Hollis, nous laissa coi et rêveur. Si la beauté musicale devait avoir un nom, celui de Bed (alias Benoît Burello) lui siérait le mieux. Perdue dans la laideur FM ambiante, la musique de Bed ne franchit jamais le Rubicon qui la séparait du monde extérieur et de ses projecteurs, préférant rester cachée et insaisissable, à l'abri de toutes tentatives de vulgarisation, et de toute concession. Avec " Spacebox ", la jolie boîte à musique de Bed se pare de couleurs plus chatoyantes, non pas pour appâter le chaland, mais parce que Burello n'aime pas le surplace. Le piano, omniprésent sur " The Newton Plum ", se fait ainsi plus discret, laissant plus de place aux guitares et à la contrebasse. Entouré de trois musiciens au toucher singulier (les excellents Vincent Ferrand, Olivier Mellano et Jean-Michel Pires), Burello peut ainsi déployer son talent d'arrangeur et laisser mûrir son amour pour la pop céleste (The Sea & Cake, Perry Blake) et le post-rock (Bottom) aéré de silences (Sylvain Chauveau, Tortoise). Sa voix, elle aussi, se fait moins timide, jusqu'à taquiner gentiment ses modèles, Wyatt, Lindsay et Kozelek. Voilà du travail d'orfèvre, qui s'écoute religieusement : des morceaux comme " Wondertalk " et " The Wood Bunch " ne sont pas seulement magnifiques, ils dégagent un sentiment de sérénité qu'on a rarement la chance d'entendre en ce bas monde. Ce " Spacebox " est une splendeur, et c'est peu de le dire.
Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…
L’école d’art de Library Card
Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau…

Le jeu d’échecs de Vera Daisies
Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…
La fresque de Vincent Delerm
Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit…
Nederlands
Français 
