Spokes ou la première excellente surprise de 2011. « Everyone I Ever Met », le premier album de ce quintet mancunien, est à priori assez éloigné de ce à quoi le label Ninja Tune nous avait habitués jusqu’ici. Pas de trip-hop ou de bidouillage électronique. Spokes délivre un disque indie-pop raffiné, classieux, aux mélodies et aux chœurs célestes. Bien que la formation cite Kate Bush ou Neil Young comme inspirations principales, « Everyone I Ever Met » évoque principalement Arcade Fire et, surtout, My Latest Novel. L’écriture et la manière dont les chœurs sont dispensés rappellent d’ailleurs à plusieurs reprises le magnifique « Wolves » de leurs cousins écossais. Alternant longues plages atmosphériques et petites ritournelles pastorales, Spokes propose une œuvre introductive en tous points irréprochable. Le quintet a trouvé le juste milieu entre la légèreté des mélopées et la complexité de leurs arrangements. Des arrangements quasi post-rock.
Pour sa première œuvre, Spokes n’a pas froid aux yeux et place la barre à des hauteurs que ses membres risquent bien d’avoir du mal à atteindre derechef lors de leurs prochaines pérégrinations en studio. Du moins, s’ils suivent les traces de My Latest Novel, dont on pointera discrètement du doigt l’échec cuisant de « Death & Entrances ». En attendant, l’envol de Spokes est du plus bel effet et « Everyone I Met » a de grandes chances d’être l’un des disques incontournables de 2011.
Spokes passera ce 2 mars par le Café Video de Gand dont la programmation est, décidemment, à tenir à l’œil.

Nederlands
Français 
