Mike Posner est un jeune homme de 23 ans dont le premier album, « 31 Minutes To Takeoff », vogue sur le courant commercialement dominant du R’n’B-electro. Black Eyed Peas, Usher, Rihanna, Flo Rida et consorts en ont fait leur fond de commerce depuis quelques années et, inévitablement, des pseudos-artistes surfant sur cette vague ne cessent d’émerger. Posner est l’un de ces clones. Vous n’avez certainement pas pu échapper cet été à son hit « Cooler Than Me », exemple parfait du battage radiophonique.
Si vous pensiez qu’entendre ce morceau à longueur de journée était douloureux, pensez à ceux qui auront du se taper les 13 plages de ce « 31 Minutes To Takeoff » à l’insu de leur plein gré. J’ai beau chercher du bon dans cette plaque, impossible de passer outre la voix nasillarde de Posner. Ses ritournelles assommantes sont destinées à un public adolescent féminin qui cherche une version ‘upgrade’ de Justin Bieber. Même sa tentative de délivrer un morceau soul, qui aurait pu, à la limite, sauver le disque du naufrage complet, est anéantie par des chants monocordes. Mais la palme revient aux ballades « Synthesizer », « Save Your Goodbye », « Falling » et, surtout, à « Cheated » et son insupportable refrain tout juste bon à flinguer les écouteurs. Et on frissonne déjà à la perspective d’un prochain album, regorgeant probablement de featurings à la mord-moi-le-nœud. Non. Mille fois non.
Le 6 mars à la Rotonde du Botanique. Et c’est complet…

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