Lorsqu’on possède un nom de famille tel que Tambour, il n’est pas étonnant que l’on soit contaminé par le virus de la musique. Yann est français, et il serait quand même urgent que l’Hexagone se rende compte qu’elle possède en son sein, un artiste exceptionnel et unique en son genre. Mieux connu sous le pseudo d’Encre, il mène un projet parallèle, davantage orienté vers le format acoustique. Un projet qu’il avait baptisé à l’origine Thee, Stranded Horse, avant de le réduire en Stranded Horses.
« Humbling Tides » constitue le quatrième opus de ce curieux cheval. Un disque qui fait suite à un opus commis en compagnie du musicien malien Ballake Sissoko, long playing qui privilégiait le recours à la Kora, sorte de ‘harpe-luth’ africaine.
Tout au long de son dernier elpee, Yann sculpte de longues plages acoustiques propices à l’évasion. Les mélodies sont douces. Intemporelles, atmosphériques, belles et étranges, les compos puisent leurs références, à la fois dans le folklore médiéval, africain et insulaire. Tout un programme ! La voix de Tambour est fragile et très caractéristique. Carla Palone (Mansfield. TYA) y pose des accords de violon ou de violoncelle. Parfois, le spectre de Joanna Newsom se met à planer. Et le climat devient même carrément surnaturel, lorsque Tambour décide de chanter dans la langue de Molière (« Les Axes Déréglés » ou « Le Bleu et l’Ether »). Probablement les titres les plus singuliers de la plaque. Dommage que certaines plages tirent parfois en longueur, mais ne boudons pas notre plaisir et retenons essentiellement ce qui fait la quintessence de cette œuvre…

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