Le revival post punk/no wave a le mérite de mettre en avant des groupes qui jusqu'ici n'avaient pas la chance de faire la une des magazines. Et d'être en écoute à la Fnac, entre la dernière compile de Yes et le live d'Indochine. En plus ici, ce sont des filles. Avec des guitares. La castration, ce genre. Musicalement, ça décoiffe, même si les guitares sonnent comme un ongle qui crisse sur du verre. Crispant! Heureusement il y a la basse, hypnotique, bandante. Et cette batterie, métronomique. Mon tout donne une musique enivrante parce que minimaliste, squelettique, épileptique. 13 chansons, 27 minutes : il n'en faut pas plus pour se sentir vidé, les nerfs tendus comme de la corde à linge. Après Siouxsie (la voix), ESG (la rythmique) et Theoretical Girls (la hargne), Erase Errata persiste et signe… Et quand les femmes se mettent au punk, mieux vaut se tenir à carreau.

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