Le vivier d’artistes féminines, issu du sérail ‘Americana et roots’ semble inépuisable. Si Gillian Welch et Emmylou Harris ont tracé la voie, aujourd’hui on parle surtout d’Alela Diane et de Marie Siouxx. Et pourtant, chaque mois une nouvelle figure débarque de son Ouest rural.
Rachel Harrington est originaire de l’Oregon (NDR : le plus profond ?) « Celilo Falls » constitue son troisième opus. Ses compos sont sculptées dans un style, ma foi, fort traditionnel. Et poétique. Mais elle les interprète à la perfection. Fragile, son timbre vocal est légèrement teinté de gospel et de bluegrass. Elle conte des histoires de liaisons romantiques turbulentes (NDR : « Here in my Bed » aurait-il inspiré l’illustration de la pochette ?), de conversations familiales (NDR : sur « He Started Building My Mension In Heaven Today », elle rapporte les propos de son grand-père que l’âge commence à inquiéter), puise dans le répertoire traditionnel pour chanter a cappella la ballade « Pretty Saro » ou encore décrit sa propre version du paradis, sur « The Last Jubilee ». Des histoires qu’elle nous livre en s’accompagnant d’un banjo, d’une guitare acoustique (« You Don’t Know »), d’un harmonica ou d’une pedal steel. Des histoires que l’on écoute, conquis par ce voyage opéré dans l’Amérique profonde, comme si elles étaient racontées au coin du feu…
Si « Celilo Falls » trempe dans l’Americana pur et dur, il faut reconnaître que lors des sessions d’enregistrement, Rachel a reçu le concours de quelques grosses pointures ; entre autres Ronnie McCoury (Del McCoury Band), Rod Clements (Lindisfarne) Dan Salini (Atomic Deluxe, Doug Wintch), Colby Sander et Jon Hamar. Une richesse de collaborateurs étonnante, pour un opus aussi dépouillé…

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