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Computers and Blues

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Les rues du monde entier sont sur le point de perdre l’un de leurs plus dignes conteurs… Mike Skinner a en effet décidé de mettre un terme à l’aventure The Streets. « Computers and Blues » sera d’ailleurs son cinquième et dernier opus sous ce patronyme. Au début des années 90, le jeune producteur avait révolutionné le hip-hop anglais en publiant l’incontournable « Original Pirate Material », un chef-d’œuvre réaliste, caractérisé par ses lyrics puisés dans le quotidien de la jeunesse désœuvrée des villes anglaises, déchirée entre jeux vidéo et ‘booze’. Si ses albums suivants s’étaient avérés moins consistants, sa gouaille et son humour féroce de lad lui avaient permis de tenir la route, et même de faire la différence sur « A Grand Don’t Come for Free », un opus paru en 2004. Néanmoins, au fil du temps, l’inspiration de Skinner s’était peu à peu tarie ; en fait le succès l’avait éloigné des rues, là où il avait puisé son inspiration, pour se rapprocher instinctivement de l’univers ‘people’. Et sa nouvelle tentative de narrer sa nouvelle vie sous les spotlights, sur le cynique « The Hardest Way to Make an Easy Living », n’avait pas vraiment convaincu.

Sur les 14 morceaux de « Computer and Blues », Skinner continue de nous parler de la vie de tous les jours. Mais aussi de la sienne. Ainsi, « Outside Inside » évoque la difficulté de quitter son fauteuil (‘The fossiled remains of lots of ancient ways are buried or lost in every one of my mates' brains’) alors que l’émouvant « A Blip on Screen » nous parle de la naissance de son fils. L’aspect instrumental ne manque pas de nuances, mais il n’est pas toujours heureux. A l’instar de l’horrible riff rock qui alimente le single énervant « Going Through Hell ». Faut dire que la voix de Robert Harvey (NDR : c’est le chanteur de The Music), invité pour la circonstance, est toujours aussi horripilante. Et puis d’« ABC », caractérisé par ses réminiscences ‘bollywoodiennes’ ou les restes du Grime de ses débuts. Par contre, certaines plages méritent une mention particulière. Et je pense tout particulièrement à l’efficace « Without a Blink », au sauvage « Soldiers » ou au plus funky « Trust Me ». Maintenant, avouons que Mike parvient toujours à compenser ses faiblesses par un flow jubilatoire incomparable…

Malgré quelques titres de toute bonne facture réservés à « Computer and Blues », il faut admettre que Skinner semble avoir fait le tour de la question chez The Streets. Et il a sans doute raison d’arrêter les frais avant de commettre l’album de trop. Evidemment, on se demande quand même quelle direction le Britannique prendra dans le futur. Mais, en attendant, on peut le remercier pour le parcours accompli, jusqu’à ce jour, au sein de ses Streets.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Streets
  • Genre: Electro/Hip-Hop
  • Label Prod: 679 / Warner Music
  • Date: 2011-02-07
  • Rating: 3
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