Il n’y a rien de tel que le heavy rock psychédélique typé ‘seventies’ pour faire flipper votre serviteur. Les instruments vintage, les rythmes down-tempo, les guitares poisseuses et les improvisations délirantes ; rien que d’y penser mes oreilles en frissonnent. A priori Pater Nembrot est taillé pour me plaire. Un trio italien qui, d’après sa bio, aime mélanger les atmosphères ondulées, les rythmiques lentes et groovy, les réverbérations mélodiques et l’attitude psychédélique, c’est ce qui devrait le faire. Pourtant, sans pouvoir l’expliquer, j’ai beau écouter et réécouter « Sequoia Seed », le nouvel album du combo, pas moyen d’y accrocher.
Est-ce le son un peu trop nébuleux des guitares ? Peut-être. Ou alors les vocaux monotones qui ne se détachent pas vraiment de l’ensemble ? Ces explications tiennent vraisemblablement la route. Le groupe est d’ailleurs bien meilleur lorsqu’il se contente d’évoluer en mode instrumental. Peut-être encore sont-ce les réminiscences grunge avouées qui me dérangent au plus haut point ? Probablement. Car le rock ado colérique ne fait, à mon sens, pas très bon ménage avec la béatitude psychédélique.
Bien sûr, tout n’est pas à jeter sur cet elpee. On y rencontre même quelques très bons moments : les longues jams de guitare, l’orgue Hammond jouissif sur « H.A.A.R.P. » et la longue suite spatio-psychédélique de « No Man’s Land » mériteraient que l’on jette une oreille sur « Sequoia Seed ».

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