Du rock revêche et lo-fi qui laisse des traces (NDR : de cambouis !). De sales rengaines hypnotiques et coriaces, d'une évidence rare. " Un gars, une fille " version trash, vêtus de cuir noir et le sourire narquois, qui croisent les guitares tels des Adam et Eve destroy, après avoir mangé la pomme et fait la nique au Diable, au Tout Puissant et au reste ; le doigt levé et les pieds tapant en cadence, d'un rythme binaire et agaçant. On a déjà entendu The Kills chez PJ Harvey (" Dry "), Royal Trux, Pussy Galore, le Velvet, Jesus & Mary Chain, Sonic Youth et dans le blues : celui qui fout la trouille. On les comparera sans doute aux White Stripes, pour cet incroyable talent à faire du rock à quatre mains et à du cent à l'heure, droit contre le mur (du son). VV et Hotel unis pour le meilleur (du rock'n'roll pur jus, qui n'oublie rien de ses ancêtres), et c'est la trique pendant une heure. Parfois sauvage (" Fried My Little Brains ", quel titre !), souvent retors, entre je-m'enfoutisme salvateur et morgue CBGB, le rock de ces Bonnie and Clyde d'un nouveau genre (plus teigneux, plus cool) devrait tout balayer sur son passage. " You Got It ? I Want It ! " (" Cat Claw ") : VV et Hotel ont tout pour eux. La classe, le talent, le sex-appeal. Bref, la foi en une musique qui sue à pleines gouttes, qui mord à pleines dents, qui hurle sa rage. " Fuck The People " : ce slogan, qu'on a plus entendu depuis le punk, revêt chez The Kills un nouveau sens, celui du rock même, de sa quintessence. A la fin, sur deux ballades blues gangrenées par une guitare vitupérante, The Kills semble pourtant s'assagir. Derrière l'accalmie se tapit pourtant, encore et toujours, ce rock prêt à bondir, que vous croyez mort depuis déjà des lustres. L'histoire se répète. C'est vrai ; quels seront nos prochains héros dans trois mois ? Qu'importe : avec The Kills, on savoure l'instant, le temps présent. Et c'est la seule chose qui compte.
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