Daniel Lanois est un personnage qui mérite le respect. Ingénieur du son, puis producteur, il a bossé en compagnie de monstres sacrés comme Brian Eno, Peter Gabriel, U2 et Bob Dylan, parmi bien d'autres. C'est même lui qui avait remis le Zim en selle en 1989, en assurant la mise en forme de l'album " Oh Mercy ". La même année, il enregistrait son premier album solo " Acadie ". Un superbe album à travers lequel transparaissaient ses racines cajuns. Il faudra attendre 1993, pour qu'il commette son deuxième opus, " The beauty of Wynona ", un disque beaucoup plus féroce et électrique. 10 ans plus tard, il nous revient donc avec ce " Shine ", un disque pour lequel il a reçu le concours du batteur de jazz, Brain Blade ; mais surtout de Bono, avec lequel il partage la composition et le chant chez " Falling at your feet ", une chanson que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et puis d'Emylou Harris, pour un duo vocal échangé sur " I love you ". Ce sont deux des trois (très) bons fragments de l'opus. Mais aussi les plus commerciaux. Proche d'un Johnny Dowd, mais sans l'âpreté du timbre, le country-jazz " As tear roll by " surprend par l'originalité de ses sonorités 'percussives'. Le reste du disque oscille entre indolence countryfiante, et semi-psychédélisme trop nébuleux pour vraiment accrocher. Parfois, à l'instar de " Space kay ", Daniel parvient à évoquer le climat minimaliste d'un Durutti Column, mais il n'a pas le doigté de Vini Reilly aux six cordes. Tramé sur de superbes harmonies vocales et de judicieuses contre-voix, " Slow giving " marche sur les traces de Crosby, Stills, Nash & Young. Cependant, les guitares sont trop discrètes pour toucher la grâce de leur art. Un peu comme si le son avait été raffiné à l'extrême. Je me demande même si le défaut de cet opus n'est pas la conséquence d'un acharnement à vouloir en gommer les aspérités. Car, en général, les mélodies sont très belles. Mais l'absence de relief leur est plus que préjudiciable. Et ne parlons pas de l'instrumental " Matador ", une démo électro-boudin que n'importe quel néophyte aurait pu bidouiller sur son PC. Une grosse déception !
À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…
Le rire de Will Paquin
Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

Paddang à la poursuite des fantômes…
Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…
La fresque de Vincent Delerm
Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit…
Nederlands
Français 
