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A can of bees

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Avant d’opter pour le patronyme des Soft Boys, cette formation répondait à celui de Dennis & The Experts. Le changement définitif s’est produit en 1977, soit un an après leur naissance. Mais le plus intéressant procède du line up de ce band qui impliquait le guitariste soliste Kimberley Rew, futur Katrina and the Waves et surtout Robyn Hitchcock, grand excentrique britannique, dont la carrière individuelle, souvent marginale, sera entrecoupée de deux reformations éphémère de son groupe phare (NDR : en 1994 et en 2001) et puis d’une aventure chez les Egyptians, vécue en compagnie de la plupart de ses anciens collaborateurs, au cours de la seconde moitié des eighties et le début des nineties ; sans oublier le projet The Venus 3 qu’il a monté en compagnie de Peter Buck de R.E.M, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows ainsi que de Bill Rieflin de Ministry, qui lui ont permis de publier trois elpees entre 2006 et 2010.

Mais revenons au tout premier elpee de Soft Boys, « The can of bees », un disque qui était paru à compte d’auteur sous le label Two Crabs, et qui vient d’être réédité en cd par Yep Roc, neuf années après Matador. Sur les onze titres de ce long playing figure une cover cinglante et virulente du célèbre « Cold Turkey » du Plastic Ono Band. Un des trois titres immortalisés ‘live’ qui figurent en fin de parcours. Syd Barrett est une influence majeure pour Robyn. Ils étaient d’ailleurs tous les deux originaires de Cambridge. Un spectre qui hante régulièrement Hitchcock. Et en particulier sur « Human music », le seul titre délicat de ce cd, caractérisé par sa mélodie sinusoïdale. Le reste de la plaque oscille entre blues aride (« Give it to the soft boys »), dissonance mélodique (NDR : « Do the chisel » aurait pu figurer sur un album de Sonic Youth), funk blanc déstructuré (« The progworkers »), énergique (« School dinner blues »), punk primaire et virulent (« Wading through a ventilator »), spasmodique (« The ratsprayer »), hypnotique et dansant (Blur se serait-il inspiré de la rythmique de « Leppo and the jooves » pour composer « Girls & Boys » ?) ou encore extravagant voire complètement décalé (NDR : si Dylan s’était converti au mouvement en question, il aurait bien pu signer ce « Return of the sacred crab »). Le tout, bien sûr, revu et corrigé par la vision psychédélique de Robyn Hitchcock et souligné par des lyrics sarcastiques et trempés dans l’amertume. Pas un disque accessible, à cause d’un sens mélodique constamment perturbé ou carrément mutilé, mais expérimental qui prélude la sortie d’un futur album culte : « Underwater moonlight »…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Soft Boys
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Yep Roc / Munich
  • Date: 2010-11-15
  • Rating: 3
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