Dans le sillage du premier album « Alight of night », le nom de Crystal Stilts et apparu dans les astres. Si le ciel semble s'assombrir à l'aube de ce second opus, au titre fantasmagorique, l'univers de ces New-Yorkais semble définitivement s'illuminer au long de ces onze plages de très haute tenue.
Si leur shoegaze-psyché reste agrippé au bitume fumant, leur son semble avoir gagné en maturité et se démarque assurément de nombre de combos naviguant sur un surf rock aux accents hypnotiques.
Pour entamer ce voyage en terre d'oubli, « Sycamore tree » s'enfonce dans une forêt étrange à bord d'un bolide qui traverse le temps et l'espace en laissant dans son sillage une traînée de poudre blanche. Débouchant sur un paysage aride où la voix de Brad Hargett se faufile et se promène comme chez elle.
« Through the floor » s'avère tout simplement irrésistible et la suite de cet elpee s'avale comme un timbre de LSD, procurant son lot de visions extatiques et de plaisirs immédiats.
Quand atterrit l'O.V.N.I. « Alien Rivers », dans la nuit psychotrope, les sens viennent à s'oublier au bout de sept minutes dix-huit brumeuses où le fantôme de Jim Morrisson danse avec Dieu lui-même.
« Half a Moon », « Invisible city » et « Blood barons » s'envolent dans un registre plus enjoué, mais ne sombrent jamais dans la facilité.
Tout simplement épatant d'un bout à l'autre, résolument jouissif et impeccablement mis en orbite par la production de JB Towsend, guitariste du groupe, « In love with Oblivion » jette un pont entre Brooklyn et certaines étoiles qui illuminent le firmament.

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