Pas facile de se faire une place au soleil quand on possède un nom aussi improbable. Mais pas d’inquiétude à se faire pour lui, ce Néo-zélandais risque fort de devenir une des étoiles montantes de la pop mondiale, d’ici quelques mois. Et ce n’est pas un hasard s’il est le premier artiste à débarquer chez Phantasy, le label du producteur à succès Erol Alkan (Klaxons, Bloc Party, Late of The Pier). Abordée dans l’esprit de Sufjan Stevens (NDR : à moins que ne soit dans celui des Flaming Lips, mais qui se seraient convertis au folk), la musique de Connan Mockasin baigne dans une forme de pop psychédélique légèrement teintée de jazz. La tête dans des nuages mélodiques, ce doux rêveur compose des symphonies de poche –à multiples tiroirs– dévoilant un univers onirique, riche et empreint de mélancolie.
« Forever Dolphin Love » constitue son premier album. Dès les deux premières plages (« Megumi The Milkiway Above », « It’s Choade My Dear ») le ton est donné : chœurs enfantins, voix douce, angélique et éthérée ainsi que cordes de guitares océaniques caressées par les doigts en or de cet artiste manifestement doué. Et le reste vaut son pesant de surprises. A l’instar du titre éponyme qui s’étire sur plus de 12 minutes, sans jamais susciter la moindre seconde d’ennui. Pas toujours facile d’accès, cette œuvre nécessite plusieurs écoutes avant de s’apprécier à sa juste valeur ; mais la récompense est au bout de l’effort. Car ce disque est tout bonnement remarquable.
Particulièrement créatif, Mockasin est également un peintre talentueux à qui l’on doit l’intrigante fresque illustrant « Forever Dolphin ». Incontournable !

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