Lucy Lucy ! Difficile de passer à côté de cette exclamation martelée par les médias belges, depuis quelques mois. La question était donc de savoir si les cinq jeunes Brabançons bénéficiaient d’une hype justifiée. J’avoue avoir dû braver une tonne de préjugés –surmédiatisation suspecte et même patelin d’origine que Girls in Hawaï– avant de passer à l’écoute de cet opus. Et finalement avoir été très agréablement surpris par le résultat. « Someone Else » constitue leur premier elpee. Il fait suite à un Ep intitulé « The Morning Can’t Wait », paru en 2009.
L’œuvre est partagée entre petits hymnes sucrés aux refrains joyeux (« Amélie », « Lonely Bee » et sa ligne de guitare très Vampire Weekend), gimmicks mods efficace (« Pedestrian », « I Can’t Give It ») et d’honnêtes ballades bien maîtrisées (« Clock », « Rainbow »). Des exercices de style frais, réussis et sans prétention sculptés dans la pop vintage. Les voix sont soignées. Les mélodies pop-folk très ‘british’. Trempé dans les sixties, le titre qui ouvre la plaque, « Blind As a Bat », conjugue subtilement superbes harmonies vocales et instrumentation à la fois acoustique et électrique ; un peu comme si The Coral rencontrait The Tellers. Néanmoins, Lucy Lucy! se révèle le plus efficace sur les morceaux enjoués et ‘shiny’…
De bonne facture, ce long playing n’est pas destiné à « Someone Else », mais bien à tout le monde. Un peu trop gentille Lucy ? Peut-être, mais extrêmement douée en tout cas. Toute proportion gardée, la version noir-jaune-rouge des Magic Numbers.
Vous les découvrirez probablement au détour d’un festival, cet été…
Rock Meets Opera à Bruxelles le 05 mai.
Les Nuits Botanique à Bruxelles le 15 mai.
Nuit de la Ville le 26 juin à Fleurus.
Les Francofolies de Spa le 22 juillet.

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