Avec sa naturelle évolution mélodico-progressive, Opeth constitue dorénavant la référence absolue en matière de death metal soigné. Les fans attendaient beaucoup de ce nouvel album. Avec "Deliverance", leurs espérances sont dépassées. Impossible de saisir toutes les subtilités de cette plaque après une simple écoute. Ici, tout est en finesse, en harmonie, en souplesse, à l'image d'une oeuvre de Porcupine Tree, dont le leader Steven Wilson, fan et ami du groupe, signe la production avec dextérité. De mémoire de chroniqueur, il s'agit là d'un cas unique en termes de fusion metal extrême et rock prog. Magique, diront certains, miraculeux affirmeront d'autres ! Opeth ne se contente pas de trouver un bon riff et de le répéter incessamment ; non, sept à huit thèmes différents peuvent se retrouver sur une même chanson. Les voix, claires ou death, la subtilité des percussions, les lignes de basse fluides, les parties acoustiques donnent à l'ensemble de l'œuvre à la fois une impression d'agressivité intense et d'une très grande sensibilité musicale, presque classique sur certaines compositions. La mélancolie demeure la marque de fabrique d'Opeth, mais sa grande inventivité permet d'établir un lien avec la démarche d'un King Crimson ou d'un Led Zeppelin période "Physical Graffiti". A l'instar de ces derniers, Opeth marquera plusieurs générations de fans de heavy et de rock. Une valeur sûre qui sera vraisemblablement reconnue par le grand public quand les mots death et black s'immisceront insidieusement, à l'image du grunge et du gothique, dans le vocabulaire des pontes de l'industrie musicale. Le plus tard possible, je l'espère !
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