La power-pop bubblegum semble un peu à la traîne depuis la mort prématurée des New Radicals et la disparition inquiétante des Fountains of Wayne. Heureusement, il reste encore d'irréductibles joyeux lurons pour mettre un peu de sucre et de soleil dans notre paysage musical, aujourd'hui sous la coupe (iroquoise) des punks de tous bords. Du nu-métal au nu-garage, en passant par l'elektroklash (nu-wave ?). Pas de guitares vitupératrices ni de moue de sales gosses chez les Chicagolais d'OK Go : juste des sourires Tonigencil et des mélodies sans frime, pas bégueules pour un sou. Damian Kulash fait partie de ces types qui se la coulent douce sous les parasols de la pop la plus estivale, des Cars aux Papas Fritas. Confortablement installés dans les transats d'à côté, ses potes Tim, Dan et Andy sirotent tranquillement leur cocktail, à base de beats mimis, de basse sexy (" There's a fire ", proche du " Breaking The Girl " des RHCP) et de synthés hippies. Parfois, OK Go troque ses chemises à fleur contre un costume trois pièces, le temps d'un slow de surboum avec chœurs et solo à la Eagles (" Shortly before the end "). Mais c'est surtout quand nos quatre zozos s'amusent à jouer les juke-boxes de bar-pool qu'on en redemande, à l'instar de ces " Get Over It ", " What To Do " et " 1000 Miles Per Hour " insatiables, parfaits condensés de nos plus belles vacances. OK Go, c'est comme l'été indien. Mais plutôt Beach Boys que Joe Dassin.

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