On croyait au début que ce groupe de Seattle voulait lui aussi avoir sa part du gâteau post-punk, qu'il allait dire à Radio 4, The Rapture et les Liars d'aller se faire foutre, et que tout ça finirait mal, dans un bain de sang, avec la tête de Karen O (Yeah Yeah Yeahs) plantée sur un bâton. Cette basse vrombissante, ces guitares tournoyantes, cette batterie métronomique : le squelette rythmique des PGMG danserait-il comme à la Saint Glin-Glin, distribuant quelques pains à la ronde à tous ces faiseurs de mode qui lui piquent la vedette ? Non, trois fois non : les PGMG ne sont pas tout à fait " punk funk ", malgré l'étiquette qui leur colle aux fesses depuis qu'il est bon de dire que Gang of Four et Wire étaient les meilleurs groupes du monde… C'est plus pop. Comme Elastica et Magnapop. Même avec cette furie au micro (Andrea Zollo, tantôt candide, tantôt vicieuse) et cet ex-Murder City Devils qui parfois crache son venin (sur " All Medicated Geniuses " et " The Teeth Collector "), les PGMG restent de gentils Amerloques. Pop. D'accord, on y entend aussi les Slits. Et L7. Ce qui prouve que les PGMG ne se laisseront jamais enfermer à double tour dans aucune chapelle… " The New Romance " contient 12 mini-tubes acérés et accrocheurs, dont l'infernal " This Is Our Emergency ", d'une jouissance féroce et libératrice. A écouter, de fait, de toute urgence.

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