Il est loin le temps où Liz Phair faisait la nique aux Rolling Stones. En répondant notamment, titre par titre, au machiste " Exile on main street ". Sur un elpee intitulé " Exile in Guyville ". Un mélange de provocation, de perversion, de sarcasme et de réalisme qui va lui valoir un énorme succès (NDR : plus de 200.000 exemplaires vendus !) ; mais surtout une image de féministe très en vogue au début de nineties. Un féminisme qui n'excluait ni la féminité ni le romantisme. Ce qui lui a valu le titre de reine sexy de la pop indé. C'est elle qui a ainsi ouvert la voie à Alanis Morisette. Si ses albums suivants ont été moins bien accueillis, ils avaient encore au moins une identité, explorant par exemple les côtés les plus obscurs de sa personnalité. A l'instar de l'excellent " Whitechocolatespacegg ", paru en 1998. En consultant les notices de la pochette de son nouvel opus, j'ai fait la grimace : The Matrix y cosigne plusieurs chansons. Résultat des courses, Liz se pose aujourd'hui en sérieuse concurrente à Avril Lavigne ou encore à Natalie Imbruglia. Pas difficile de comprendre pourquoi les compositions formatées rivalisent d'insipidité. A contrario, les très belles photos du booklet rivalisent de sensualité. Mais ici on n'est plus dans l'univers de la musique…

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