Si on ne tient pas compte de la double compile rétrospective "Long time ago", "The goldstreet sessions" constitue le dixième album de Hugo Race. Et le précédent opus studio, " Last frontier ", remonte déjà à 1999. Faut dire qu'au cours de cette longue période, Hugo a multiplié les projets, parmi lesquels Sepiatone, Transfargo et Merola Matrix ont reçu les meilleurs échos. Pour enregistrer ce nouvel elpee, il a reçu la collaboration de l'équipe de True Spirit au grand complet. Mais aussi de Djs (Dimitri de Perrot, Marco Franzoni) ; et puis du producteur Chris Thompson (Waifs, Augie March, Bad Seeds). Les Bad Seeds, Hugo y a d'ailleurs sévi. Le temps de cinq albums. Depuis " From her to eternity " à "Murder ballads". D'ailleurs Hugo partage une même idée du blues et du rock. Qu'on pourrait qualifier de ténébreuse. Et pas seulement à cause des lyrics. Que Race puise dans un bouquin qu'il a écrit voici quelques années, mais n'a jamais édité. A l'instar d'un Cave, il explore la face la plus sombre de la vie urbaine, en y injectant une dose d'émotion considérable. Mais aussi en se servant de la musique industrielle. Berlinoise, vous vous en doutez. Réminiscente d'Einsturzende Neubauten, pour être plus précis. Les 10 fragments de " The goldstreet sessions " véhiculent une énergie douloureuse, poisseuse, fiévreuse, qui relève pourtant davantage du rythm'n blues que du rock ou du blues. L'instrumentation est dense, riche, très cuivrée, les vocaux profonds, minimalistes. Le plus souvent, les compositions me rappellent une défunte et légendaire formation aussie : The Hunters & Collectors. Mais sans le groove. Etonnant !

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