Deuxième album pour ces Bataves (NDR : ils sont issus de Groningen, pour être plus précis) responsable d’une musique à la fois tourmentée et fiévreuse. Et pour enregistrer cet elpee, la formation a bénéficié de moyens conséquents.
Si le son a gagné en ampleur, le rock de Sexton Creeps peine encore à s’émanciper de l’ombre bien trop imposante de Nick Cave voire des Swans ; mais surtout, aucun titre ne parvient à prendre de l’altitude. Pas grave, me direz-vous, tant qu’on traîne dans la poussière. Sauf qu’on finit par s’y ennuyer.
Techniquement, le quintet connaît son sujet, et les ambiances tissées tout au long de ces sept compositions démontrent effectivement un certain talent. Mais à la différence des Bad Seeds ou d’un David Eugène Edwards monté sur ses grands chevaux, il manque l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres.
L’orgue Farsifa peut donc s’époumoner (« Nipple of the World ») et l’harmonica montrer le bout du nez (« G-Mineur Sext ») ou vice et versa, tant que Sexton Creeps ne signera pas un pacte avec le diable, il ne sera pas invité à le rejoindre en enfer. D’ailleurs, pour l’instant, il croupit au purgatoire…

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