En intitulant son premier elpee « Trois », le second devait logiquement être affublé du titre « 4 ». Au cours des cinq dernières années Laurent Paradot (basse et chant) et Florian Belaud (batterie, chœurs) ont bourlingué à travers l’Hexagone, se produisant à de multiples reprises, sur le territoire. Néanmoins, malgré son talent indéniable, Gâtechien n’y est guère notoire. Et pas davantage hors-frontières.
Gâtechien pratique une forme de noise rock particulièrement déjantée. D’ailleurs en posant son choix sur Ted Niceley (Fugazi, Noir Désir, Jawbox, …) à la production et Eli Janney (Girls Against Boys, The Rapture,…) au mixing, on imagine plus facilement le style proposé par le groupe. Mais à contrario du précédent elpee, « 4 » privilégie davantage les parties vocales et les mélodies au détriment des interludes instrumentaux. Un choix plutôt judicieux. Le timbre éraillé du chanteur ne manque pas de saveur. L’énergie et la tension sont toujours bien palpables, même si certaines compos sont imprimées sur un tempo moins enlevé. Et puis, j’ai toujours été en admiration devant la dextérité et l’habileté de Paradot, sur ses quatre cordes. La classe !
Si Gâtechien revisite la noise des Fugazi, Shellac, Jesus Lizard et consorts, il le fait à sa manière. Et très bien même. A ce titre, il constitue certainement un des meilleurs duos français, pour l’instant.

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