C'est au cours de son séjour à Paris que Matt Richelson a eu l'envie de monter un groupe. Faut dire que ce New-Yorkais y a vécu six bons mois ; une période au cours de laquelle il s'est fort intéressé au jazz, à la world, à la musique classique (NDR : et au prog rock !). De retour aux States, il s'est mis en tête de concrétiser son projet, en privilégiant la simplicité, la mélodie et les grooves, à travers une nouvelle prise de conscience de la musique du monde… Mais ce n'est qu'après avoir rencontré Aaron Nevezie que son projet a commencé à prendre forme. L'engagement d'un bassiste claviériste (Jon Davis) et d'un drummer (Dave Mason) y a, bien évidemment, largement contribué…
" Keep in touch " constitue le résultat de leurs expérimentations. Un disque assez surprenant pour un groupe new-yorkais. En fait, si Simpulife était né à Chicago, il aurait fatalement atterri sur le label 'Thrill Jockey'. A l'instar de Sea & Cake, avec lesquels il partagent de nombreuses affinités. Volontairement ou involontairement, le débat reste ouvert. Une chose est sûre, la musique de Simpulife revisite la 'Canterbury School' des Caravan, Hatfield & The North et Robert Wyatt, avec un œil très contemporain. Harmonies vocales épousant les arpèges instrumentaux, claviers frémissants, rythmes syncopés ou hypnotiques (NDR : pour ne pas dire obsessionnels) alimentent l'essence même de la solution sonore. Mais c'est lorsque le quatuor s'évade dans le psychédélisme, qu'il se révèle le plus performant. A l'instar du final de l'elpee. Une compo remarquable dont la structure minimaliste, acoustique, brumeuse, évoque les grands excentriques que sont ou étaient, Nick Drake, Syd Barrett ou encore Kevin Ayers.

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