Dave Grohl et sa bande montrent les crocs. Comme si son expérience au sein de Them Crooked Vultures lui avait permis d’accumuler une fameuse dose de testostérone, le leader des Foo Fighters se déchaîne. « Wasting Light », septième LP studio des Ricains, cogne fort. Il marque également le retour de l’excentrique Pat Smear, qui avait quitté le navire après la tournée ‘The Colour and The Shape’. Aux limites du Metal, ce nouveau disque s’avère être le recueil le plus énervé du quatuor devenu quintet. Si certaines compos conservent encore un côté très pop (« Rope », « Arlandria », « These Days »), le changement de direction des Foo Fighters est flagrant au sein de titres comme « Bridge Burning » ou l’énorme « White Limo », interprété à gorge déployée. On retrouve sur ce morceau un Grohl comme on l’a trop rarement entendu. « Wasting Light » rassemble tous les éléments essentiels pour renouer avec les fans de la première heure.
Un disque des Foo Fighters sans tubes en puissance étant inenvisageable, on compte quelques perles radiophoniques telles que « Arlandria », « Bridge Burning » et « Miss The Misery ». Outre Pat Smear, « Wasting Light » a permis à Grohl de renouer avec d’autres fantômes de son passé tels que Butch Vig, préposé aux manettes ou Krist Novoselic, qui se charge de la basse et de l’accordéon sur « I Should Have Known ». Autre invité de marque, Bob Mould, qui pousse la chansonnette et s’exerce à la gratte sur « Dear Rosemary ». Seule ombre au tableau, le titre « A Matter Of Time », répétitif et tout à fait dispensable. Mais dans son ensemble, « Wasting Light » risque bien de faire suer les fans de Foo Fighters à grosses gouttes lors de la tournée qui suivra la sortie de la plaque.
Live : 18 août au Pukkelpop.

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