Papercuts est un groupe à géométrie variable drivé par le compositeur et producteur Jason Quever. Son dernier et deuxième opus, le déjà excellent « You Can Have What You Want », était paru en 2009. Depuis la formation californienne (San Francisco) a signé chez Sub Pop. Et manifestement, en concoctant ce troisième elpee, elle a voulu honorer ce contrat. Car, sans la moindre contestation possible, en publiant ce troisième essai, la bande a Quever vient à nouveau de frapper fort.
Si à première écoute, on décèle une structure comparable à celle développée sur leurs œuvres précédentes, au fil des écoutes, on se rend compte de l’évolution en profondeur de leur musique. Tout en baignant dans la dream-pop chère à Beach House ou à Grizzly Bear, Papercuts emprunte des chemins davantage shoegaze, rencontrant alors des plages brumeuses, atmosphériques et séduisantes. A l’instar du « Do You Really Want Know » ou encore de « Winter Daze ». La voix de Quever est bien sûr toujours un des atouts principaux de leur expression sonore. Elle me fait toujours autant penser à Ben Bridwell (Band of Horses) ou alors à Jim James (My Morning Jacket). Et ses lyrics sont nouveau particulièrement inspirés. Un morceau m’a cependant fait particulièrement flasher : « I’ll See You Later I Guess ». Une marche funèbre bouleversante à la mélodie contagieuse, suscitant même dans le for intérieur, un désir d’atteindre l’autre bout du tunnel, tant le cheminement est apaisant…
Partagé entre 10 véritables pépites, « Fading Parade » constitue le meilleur album commis par Papercuts, à ce jour. Une œuvre qui entrera sans problème dans mon top 2011.
A noter que Papercuts se produira au Botanique, le 17 juin. A bon entendeur…

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