Dolorean (aucun rapport avec les Barcelonais de Delorean) revient quatre longues années après la publication de « You Can’t Win ». Pour concocter « The Unfazed », la bande à Al James a rejoint les rangs du label Fargo et se tourne définitivement vers le pur Americana. Le combo d’Oregon compose de jolies petites mélodies fortement influencées par Neil Young, même si elles ne sont pas sans rappeler les travaux de Ryan Adams & The Cardinals. Sur « You Can’t Win », Dolorean avait réussi à transporter délicatement l’auditeur, de la même manière qu’y parvient le mentor de la formation, Damien Jurado.
Pourtant, ici, la magie n’opère qu’à moitié. « The Unfazed », malgré sa durée tout à fait standard, semble s’éterniser inutilement et tombe invariablement dans le phrasé et la mélodie affectés. Il y a certes de très belles mélopées (« Fools Gold Ring », « If I Find Love », « These Slopes Gave Me Hope ») ; mais, sur la longueur, ce disque est tout simplement soporifique. « The Unfazed » devrait séduire les inconditionnels d’Americana. Les autres se feront tout simplement chier au bout d’un quart d’heure.

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