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Epica - 18/01/2026
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Source tags & codes

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J'ignore si cette formation texane (NDR : d'Austin très exactement) cherche à figurer dans le Guiness book pour la longueur de son patronyme ; mais une chose est sûre, elle est réputée pour ses prestations live dévastatrices. Que vous supposez sans doute taillées dans le punk. Oui, mais un punk yankee. A la fois expérimental, viscéral, menaçant, implacable et tentaculaire. Un peu comme le pratiquait Sonic Youth, il y a près de quinze ans. D'ailleurs, Sonic Youth est probablement une des influences majeures chez A.Y.W.K.U.B.T.T.O.D. ; et en particulier l'album " Daydream nation " (NDR : paru en 1988). Heureusement, le groupe ne se contente pas de marcher sur les traces de son maître spirituel. Il a aussi le bon goût d'élargir son horizon sonore. Et c'est le cas sur leur nouvel opus, " Source tags & codes ". A la new wave, tout d'abord. Rien que pour le tempo imprimé tout au long de " Another morning stoner ". D'une manière plus évidente chez " Baudelaire " et " Life is elsewhere ". A cause de ce sens mélodique ténébreux, dramatique, emphatique, si bien maîtrisé par feu Adrian Borland, lorsqu'ils'était encore à la t^te du Sound. Et si " It was there that I saw you " navigue quelque part entre U2 circa " Boy " et Hüsker Dü, l'excellent titre maître est tellement riche et contagieux qu'il aurait pu relever du répertoire d'un Built To Spill voire du défunt Cell. A contrario, il est vrai qu'" Homage " épouse plutôt le hardcore d'un Fugazi. Mais c'est plutôt l'exception qui confirme la règle. Et si le combo a recours à la technologie moderne, c'est avant tout pour entrelacer les 13 fragments de l'opus, un peu comme s'il avait voulu accomplir un concept album. Une bonne surprise !

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