Richard Ashcroft a beaucoup de choses à raconter. Sur la religion, Dieu, l'amour et la nature. Des thèmes spirituels et visionnaires qu'il communique en y injectant des sentiments de douleur, de passion et de désir. Et tout au long de " Human conditions ", il s'efforce de nous faire passer ses messages. De sa voix expressive, crépusculaire, profonde qu'il épanche sur une musique majestueuse, somptueuse, mais parfois aussi un peu pompeuse. Faut dire que pour les arrangements, il n'y pas été avec le dos de la cuiller. Orchestrations de cuivres et de cordes, piano, guitares et tout le Saint Tremblement participent à l'élaboration de cette trame sonore maximaliste (NDR : par opposition au minimalisme). Et sous la houlette de Wil Melone. C'est souvent remarquable. A l'instar du très beau et légèrement jazzyfiant (pour la six cordes !) " Check the meaning ", de " Bright lights ", fragment déchiré entre psychédélisme, métal et orientalisme, qui bénéficie du concours de Talvin Singh au tabla. Du crépusculaire " Paradise ", rappelant " Lucky man " de l'elpee " Urban hymns ". Du tourmenté, bluesy et confessionnel " Lord I've been trying ". Et du très pop et contagieux " Science of silence ". C'est moins évident sur le mystérieux " God in the numbers ", même si en fin de parcours, on retrouve le délire opulent des débuts de The Verve. Même remarque pour " Man on a mission ". Par contre le trop glacé " Running away " marche un peu trop sur les plates bandes du dernier Spiritualized, alors que " Buy it in bottles " s'abandonne dans le slow. Enfin, " Nature in the law ", qui bénéficie pourtant du concours de Brian Wilson des Beach Boys et de chœurs gospel, tombe presque dans l'easy listening ; un peu comme si on assistait à une interprétation de Neil Diamond sous mogadon… Pas un mauvais album donc, mais un peu trop mou à mon goût. Faudrait peut-être que Richard réapprenne à se faire violence, un peu comme à l'époque des premier pas de The Verve…
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