Birdie, c'est avant tout Deborah Wykes et Paul Kelly. Avant de fonder Birdie, Deborah a sévi chez le trio féminin Dolly Mixture, une formation née au tout début des eighties qui a influencé des groupes de filles contemporains, tels que Sleater Kinney et Chicks. De son côté, Paul a participé à l'aventure d'East Village. Une formation aussi légendaire qu'énigmatique, au sein de laquelle il jouait de la guitare. " Reverb Deluxe " constitue déjà leur troisième opus : il fait suite au vinyle " Some dusty " (1999), et au compact disc " Triple echo " (2001). Fruit d'un subtil mélange de folk, de bossa nova, de jazz cool, de psychédélisme, de rythm'n blues et de pop, leur musique mélancolique, tendre, délicate, manifeste de nombreuse affinités avec Week End et Everything But The Girl. Mais sans jamais verser dans la trip hop. Si Paul se réserve toutes les parties de guitare (acoustique et électrique, et parfois même la basse), les vocaux et la plupart des claviers sont assurés par Debsie. Des vocaux qu'elle interprète d'un timbre limpide, éthéré, sensuel, qu'elle caresse d'un hammond, d'un mellotron, d'un piano électrique ou d'un clavecin. Pourtant, l'opus recèle une bonne moitié de fragments instrumentaux. A l'instar du superbe " Theme for tired ", littéralement rogné par un orgue poussiéreux, comme chez le mythique Booker T. Jon Chandler est le seul collaborateur permanent, sur cet elpee. Aux drums. Son style précis, souple et efficace a surtout le mérite de se fondre parfaitement dans l'ensemble. L'œuvre bénéficie également de la participation épisodique d'un trompettiste et d'un flûtiste, histoire de donner un peu plus d'amplitude aux mélodies. Un album, ma foi fort agréable à écouter, même si cette forme de revivalisme 80's a de quoi surprendre.

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