Votre serviteur était totalement passé à côté de « The Sleeper », le premier opus de The Leisure Society ; or après avoir écouté leur nouvelle œuvre, il faut reconnaître que c’était une fâcheuse erreur ! Car, dans leur laboratoire, ces Anglais confectionnent, avec un talent rare, des pépites rappelant directement l’âge d’or de la pop anglaise et en particulier cet esprit subtil si cher aux Kinks.
Très insulaires, dans l’esprit de The Coral, les mélodies sont irrésistibles. Les deux plus belles illustrations ? Le morceau d’ouverture, « Into the Murky Water » ainsi que le single « Dust on the Dancefloors ». Deux compos enrichies d’une nuée de cuivres et de cordes, sans jamais tomber dans l’emphase. La classe ! The Leisure Society est susceptible d’accélérer légèrement le tempo, à l’instar de « You Could Keep Me Talking » ou de proposer des moments empreints de douceur et de fragilité, comme lors de la superbe ballade « Our Hearts Burn Like Damp Matches ». A cet instant, on ne peut s’empêcher de penser à Grizzly Bear voire aux Shins.
La pop très britannique de la bande à Nick Hemming (NDR : il a débuté sa carrière au sein du groupe She Talks to Angel en compagnie du réalisateur Shane Meadows) a tapé dans l’oreille de Brian Eno. A tel point qu’il a déclaré être devenu un fan du groupe. Faut dire que proposée sous cette forme, cette musique est particulièrement enthousiasmante et ne souffre guère de concurrence.
La maison ‘Full Time Hobby’ (Micah P. Hinson, Let’s Wrestle, Timber Timbre) confirme toute sa perspicacité à signer des nouveaux talents…
Dernière question… comment intégrer cette société de mélodistes de haute volée de The Leisure Society ?
A découvrir absolument le 5 août à Dranouter !

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