Vous appréciez Bill Callahan (Smog), Tom Waits et Nick Cave? Vous ne pouvez passer à côté de Johnny Dowd. Un Yankee qui, à travers ses lyrics, prend un malin plaisir à sonder les entrailles du rêve américain. D'une voix sombre, gémissante, écorchée, plus que limite, parfois soutenue par le timbre délicat de Sherwood Caso, il baragouine ses contes de mort, de décadence et de mort. En général sur une musique country/blues gothique. Mais lorsqu'il parvient à dynamiser sa solution sonore, ses compositions prennent une toute autre dimension. A l'instar du remarquable " Judgment day ", sorte de réplique psychédélique à l'urban blues. Pensez à une rencontre hypothétique entre les Doors et Iron Butterfly. Le rythme effréné (NDR : le drummer est loin d'être un manchot !) et les claviers rognés d'un côté, les riffs de guitare torturés de l'autre. Et si le " beefheartien " " Sweeter than honey " flirte avec le chaos mélodique, " Sweeter than honey " parvient à trouver un excellent compromis entre Jon Spencer Blues Explosion et Creedence Clearwater Revival. L'ombre de Jon Spencer plane même encore sur le redoutable " Woodie Guthrie Blues ".

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