Les Firebirds nous viennent d'Angleterre, comme, jadis, les Shadows. La comparaison ne s'arrête pas là, puisque cet album regorge d'hymnes surf-rock stupides mais jouissifs. C'est que les Firebirds, quatre apaches, deux paires d'as, manient la guitare (et le reste) comme personne : solos à la pelle, dégoulinants à souhait comme un bon vieux " Misirlou " piqué à Dick Dale, ululements de vieux pervers romantiques, lyrics binaires (" Got A Girl ", " Go Ahead And Cry ", " Let Down ",…). Dommage que Tarantino les ait oubliés pour la BO de Pulp Fiction : ils auraient fait un malheur ; et Travolta en aurait encore les genoux qui tremblent. En 15 titres (instrumentaux et chantés) d'à peine deux minutes, les Firebirds nous rappellent la grande époque de Jerry Lee Lewis, du rockabilly et du doo wop. Un conseil : écoutez-les au réveil, histoire de vous donner une pêche d'enfer. Wow, rock'n'roll, baby !

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