Quittant les vertes contrées du Somerset, Blueneck s’est avancé à l’orée de la ville de Bristol et a embrassé ses lumières miroitantes au seuil de nuits angoissées, là où les fantômes se racontent le souvenir des cicatrices d’un lointain passé.
Délaissant les répétitions digitales inaugurées sur ces deux précédents essais, le groupe s’est essayé au même processus de création mais en version analogique cette fois, et ce sous la houlette de Mat Sampson dans le confort de son studio Bink Bonk.
Le résultat de cette déclinaison organique sur fond onirique est d’une subtile beauté, à peine caressée par la voix brisée de son chanteur.
Les neuf titres ici présents sont des feuilles mortes qui dansent au gré des vents, tantôt sous une délicate brise (« Pneumothorax », titre d’ouverture qui couple le souffle), tantôt sous les grondements du dieu Eole (« Venger »), tantôt encore sous les alizés caressant les plumes de mouettes égarées dans un océan de tristesse (« Ellipsis »).
Dans une veine proche des deux premiers albums de Perry Blake, « Repetitions » s’écoule comme un doux venin qui se dirige droit au cœur et fige celui-ci dans une étreinte fatale.
Simplement triste et beau.

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