Non, Peter Kernel n’est pas un autre songwriter, mais un trio helvético-canadien qui pratique de l’‘art-punk’ (NDR : enfin c’est ce qu’il raconte). La musique proposée est donc supposée singulière. La brève bio du groupe nous apprend qu’ils ont participé à divers projets autres que musicaux. On comprend dès lors mieux leur concept artistique. Plus qu’un style musical, Peter Kernel décrit davantage une manière de penser et de composer en dehors de tout carcan. Actif depuis 2005, le band a assuré la première partie de groupes tels que Mogwai, Why ?, Wolf Parade, … De quoi accentuer encore ce goût de la diversité.
« White Death Black Heart » constitue le deuxième album du groupe, mais le premier sur le label Africantape. Peter Kernel brasse des influences variables. Certains titres sont plus accessibles, d’autres plus énergiques. On pense d’abord à Sonic Youth pour les sonorités dissonantes (« Anthem of Hearts », « The Peaceful »). Et à l’instar du combo new-yorkais, on y retrouve cette alternance entre voix féminine et masculine, qui conversent et finissent par se conjuguer. Par contre, les dialogues et le timbre aigu de demoiselle rappellent plutôt Yacht (« Hello My Friend »). Mais, Peter Kernel est également capable de torcher des morceaux minimalistes bourrés d’énergie, réminiscents de la période émo-punk (« The Captain’s Drunk »).
Peter Kernel est digne des meilleurs groupes de la scène indie-pop yankee. Qu’on se le dise !
En concert le 11 novembre, au DNA, à Bruxelles.

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