Dirty Beaches est le projet d’un seul homme, un homme qui court à travers des paysages escarpés et habités. Habités comme lui. Par des rêves sombres et des images panoramiques.
Taïwanais immigré au Canada, Alex Zhang Hungtai invite aux voyages sans fin au travers de plages cinématographiques où les fantômes d’Elvis Presley et de Chuck Berry entrechoquent leurs vieux os délabrés sur des rythmiques lancinantes imbibées de Tequila.
Après une pléthore de participations diverses et de morceaux éparpillés aux quatre coins de la planète, le brillant résident de Vancouver continue sa quête expérimentale sur cet album onirique aux couleurs Blue Velvet.
Embrumées et pourtant déconcertantes d’authenticité, ces compositions emmènent le spectateur alangui vers des cimes audiophiles au-dessus desquelles planent de sombres ambiances ouatées.
« Sweet 17 », « Lord Knows best », Black Nylon » : l’univers du gaillard est à la perpendiculaire de diverses dimensions. C’est fichtrement intriguant, voire à certains moments angoissant, et surtout foutrement excitant.
Un album qui trace sa route dans la nuit et dont la lumière balaye une longue ligne jaune en pointillés qui jamais ne s’interrompt.
En concert ce 1er novembre au Trix à Anvers.

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